Lorsque la crise des Subprime est survenue, j’ai pensé que, peut-être, les gens comprendraient que quelque chose ne fonctionnait pas bien dans notre notre système monétaire et financier, et qu’il fallait changer quelque chose de fondamental, ainsi est né la genèse du CIEDESS. Que peut-être le capitalisme dérégulé, la mondialisation sauvage ne permettait pas un développement harmonieux des populations sur cette planète. Et que par conséquent, peut-être, les gens seraient plus sensibles aux propositions que j’avais élaborées déjà une dizaine d’années auparavant.

Dans l’idée de transposer l’expérience du SEL de Saint Quentin : la genèse du CIEDESS

J’ai donc continué à prendre des contacts dans le but de proposer la solution que j’avais imaginée pour participer à résoudre cette nouvelle crise.

J’ai même contacté le cabinet de Nicolas Sarkozy, considérant que les gouvernements aussi étaient pénalisés par cette crise, et qu’ils seraient peut-être enclins à trouver une solution originale leur permettant de faire bonne figure auprès de leur population. J’ai d’ailleurs été longuement reçu par un conseiller de Nicolas Sarkozy. Il m’a posé des questions auxquelles j’ai répondu, il a semblé intéressé, donnant même le sentiment de chercher une manière de développer le système. Il m’a dit qu’il en parlerait autour de lui et qu’il me tiendrait au courant. Puis, comme à l’accoutumée, pas de nouvelles !!! Silence radio, malgré mes multiples relances !!! Il paraît que c’est normal…

Comme je n’arrivais pas à trouver de responsable d’organismes publics ni privés intéressés par ma démarche, et par conséquent les financements associés pour lancer le projet, j’ai voulu, en 2010 , faire comme en 1995, c’est-à-dire créer moi-même cette coopérative en faisant appel à un financement populaire.

J’ai alors créé un blog pour organiser avant l’heure ce qu’on appellerait aujourd’hui un « crowdfunding ». Ce blog est d’ailleurs encore en ligne, bien qu’il soit désaffecté. Mais je n’ai pas non plus réussi de cette manière-là. Je n’ai pas réussi à réunir la somme qui m’aurait permis de financer le « business plan » de la coopérative, permettant de lever les fonds pour démarrer le projet. Maintenant, ce n’est pas illogique que je n’y soit pas arrivé. Créer une communauté de de plusieurs centaines de milliers de personnes, cela ne se fait pas en claquant des doigts !!! Je ne suis pas Djokovic ni Mbappé !!! Qui me connaît ? Pourquoi aurait-on confiance dans ce que je dis ?

Mais, je ne me suis pas découragé pour si peu… J’ai continué à prendre des contacts dans différentes directions.

En 2011, j’ai écrit un premier article sur agoravox pour présenter les fondements du système.

L’apport de la grande distribution dans la genèse du CIEDESS

Puis en 2013, j’ai eu des contacts avec des gens de la grande distribution, dont certains d’ailleurs avait utilisé le système WIR en Suisse. Ce n’est pas vraiment le milieu dans lequel j’aime évoluer, mais il faut bien avouer que la Coopérative Inter-régionale d’Echanges est une sorte d’hypermarché tous produits tous services, et que la grande distribution sait comment vendre des produits au grand public. De plus, il y a déjà dans la grande distribution un embryon de système monétaire, diffusé sous forme de bon d’achats ou de carte de fidélité. J’ai donc discuté avec des gens-là, et intégré dans le projet de coopérative certains concepts et outils de la grande distribution, de manière à intégrer au mieux les pratiques courantes de la population. C’est devenu le CIEDESS : coopérative inter-régionale d’Echanges et de Développement Economique Stimulé et Sécurisé.

Avec ce concept rénové, j’ai rencontré des organismes français, chinois, américains, qui se sont montrés intéressés, ou au moins intrigués.

Pour les Américains, le CIEDESS est devenu NExT : New Exchanges Trading.

Mais pour l’instant rien a abouti.

Maintenant, avec la crise du coronavirus, et les conséquences politiques, économiques et sociales qui s’annoncent, je me disais que peut-être… et qu’il fallait changer quelque chose de fondamental …

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