L’assurance économique qui, comme nous l’avons vu, est financée par une sorte de taux d’intérêt négatifs, permet d’inverser la logique monétaire et financière actuelle, et en définitive de corriger les effets néfastes de notre système.

Les différentes réalités cachées derrières les « taux d’intérêt négatifs »

L’assurance économique est financée par une prime d’assurance mensuelle s’élevant à 0,5 % des comptes de compensation créditeurs. Cela ressemble donc à un intérêt négatif sur les soldes des comptes « bancaires ». Mais ce n’est qu’une ressemblance trompeuse si on le compare aux véritables taux d’intérêts négatifs appliqués ça et là aujourd’hui sur certains placements.

En effet, du fait de la confusion datant de la nuit des temps entre monnaie d’échange et monnaie de réserve, les taux négatifs actuels sont appliqués en même temps sur les valeurs d’échange et les valeurs de réserve. Ces taux négatifs font donc fondre l’épargne des individus et des entreprises, et ce n’est pas bon pour l’économie sur le plan technique, ni sur le plan moral.

Or, les comptes de compensation de NExT ne sont que de la « monnaie d’échange ». Ils ne peuvent en aucun cas être utilisés pour épargner, mais simplement pour faciliter les échanges. Pour épargner, il faut faire autre chose, dont nous parlerons plus tard. La prime d’assurance de NExT se présente donc effectivement comme un intérêt négatif simplement sur la valeur d’échange, pouvant être créée en abondance en fonction des besoins d’échanges, et non sur les valeurs de réserve, ne pouvant pas être créée à volonté. Par conséquent l’expression « taux d’intérêt négatifs » peut représenter des réalités très différentes selon le contexte.

Inversion de la logique monétaire et financière.

Ceci étant précisé, nous pouvons voir comment l’assurance économique de NExT inverse la logique monétaire et financière.

Lorsqu’un Etat veut relancer son économie, mettre en œuvre une politique sociale, ou développer certains secteurs jugés stratégiques pour le pays, il emprunte sur le marché financier de quoi financer ses projets. Ces emprunts sont producteurs d’intérêts, surtout si le pays est déjà en difficulté financière. Auquel cas, la seule certitude, c’est que l’État devra rembourser le capital plus les intérêts. Puis l’État injecte les sommes empruntées dans son économie, sous forme de commandes publiques ou de subventions. L’État espère ainsi créer de la croissance économique, et rembourser son emprunt par les rentrées fiscales supplémentaires générées la croissance de l’activité espérée. Cependant les rentrées fiscales sont majoritairement des taxes sur les flux économiques, comme la TVA ou l’impôt sur les sociétés. Or dans notre économie mondialisée, les sommes injectées dans l’économie peuvent très rapidement « fuir » à l’étranger sans produire les rentrées fiscales escomptées. L’État risque alors de se retrouver pris en fourchette, en devant rembourser son emprunt, alors que les rentrées fiscales font défaut. L’Etat peut alors être obligé d’emprunter de nouveau pour payer les intérêts de sa dette. On est dans un cercle vicieux. C’est une illustration de l’instabilité économique dans laquelle nous sommes, et qui crée régulièrement des catastrophes économiques et sociales.

A l’inverse, NExT emprunte aux coopérateurs en compte de compensation et crée une dette pour financer ses projets. Selon les principes de NExT, cet emprunt ne produit pas d’intérêt. Il injecte ainsi les sommes empruntées dans le réseau de coopérateurs, qui deviennent structurellement créditeurs. Ces crédits ne peuvent pas « fuir à l’étranger » car ils sont internes au réseau. De plus, le remboursement de la dette est réalisée, non pas par une «taxe sur les flux », mais par une « taxe sur les stocks », de telle manière que tant qu’il existe un « stock » de crédits, la dette est automatiquement remboursée. La situation devient stable économiquement, pilotable et vertueuse, car on sort du cercle vicieux précédent.

Maintenant, on peut se demander quelle est la signification profonde, et la légitimité, du fait que les intérêts soient négatifs, ou à l’inverse, qu’il soient tels qu’il sont aujourd’hui. C’est une question à laquelle nous répondrons dans un prochain article.

Sur le même sujet

 

Je souscris

 

 

A diffuser, commenter, partager sans modération.

Laissez un avis

requis